Pakistan : L’enrichissement de la farine améliore la santé maternelle dans la province du Khyber Pakhtunkhwa

Khalid Iqbal (à droite), le coordonnateur de l’Initiative pour les micronutriments de la province de NWFP, prépare l’enrichissement avec un meunier.

Khalid Iqbal (à droite), le coordonnateur de l’Initiative pour les micronutriments de la province de NWFP, prépare l’enrichissement avec un meunier.

Cinq ans après qu’un puissant séisme a dévasté plusieurs régions du Pakistan, l’Initiative pour les micronutriments (IM) apporte toujours un soutien aux Pakistanais, en améliorant la santé des familles, grâce à l’enrichissement de la farine de blé.

Khalid Iqbal, coordonnateur provincial de l’IM de la province du Khyber Pakhtunkhwa (anciennement, la province de la Frontière-du-Nord-Ouest) fortement endommagée par le séisme, travaille sur le projet d’enrichissement de la farine de blé depuis sa mise sur pied en 2007. Jusqu’à présent, environ un demi-million de personnes ont pu bénéficier des réalisations de ce projet. « L’enrichissement de la farine est particulièrement important pour les filles et les femmes; il répond à leurs besoins spécifiques en fer et permet de réduire le taux de décrochage scolaire. Il contribue également à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, en améliorant les résultats scolaires et la santé maternelle », a-t-il précisé.

La clé du succès de ce projet réside dans l’efficace coordination entre la filiale de la Pakistan Flour Miller Association de la province du Khyber Pakhtunkhwa et ses membres associés. « L’Association a réellement aidé l’IM à sensibiliser la population à l’importance d’enrichir la farine de blé. Elle a travaillé avec nous pour former les meuniers à l’utilisation des prémélanges. Ensemble, nous effectuons un suivi de la production et de la qualité de la farine », a affirmé Khalid Iqbal.

La participation des travailleurs de la santé, qui ont été impliqués dans les activités de mobilisation sociale, s’est également avérée déterminante. « Ils ont contribué à faire valoir les avantages de la farine enrichie à différentes communautés; même les médecins en ont parlé à leurs patients. Nous devons cependant accroître davantage la sensibilisation au sein d’un plus vaste public », a-t-il ajouté.

Selon, Khalid, deux obstacles compromettent la viabilité du projet. Le premier est l’absence de lois en matière d’enrichissement, car une législation qui rendrait obligatoire l’enrichissement égaliserait les chances des meuniers et rendrait plus facile l’application des normes. Le deuxième est l’approvisionnement en blé qui demeure irrégulier et difficile. « Par contre, les meuniers sont motivés et nous sommes tous engagés à assurer un produit de bonne qualité dont les effets seront bénéfiques pour la santé », a-t-il conclu.

La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce à l’apport de fonds du Programme alimentaire mondial.