Amélioration de la santé maternelle et infantile : Le gouvernement canadien annonce le versement de 75 millions de dollars aux programmes de nutrition de l’Initiative pour les micronutriments

mch-nov-2010

La ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda, a annoncé un nouveau versement de 75 millions de dollars en vue de financer le travail de l’Initiative pour les micronutriments visant à étendre ses programmes de nutrition innovateurs et renforcer les systèmes de santé en Afrique. Cet investissement s’étalant sur 5 ans devrait bénéficier à 4 millions de femmes enceintes et 14 millions d’enfants de moins de 5 ans – en particulier en Afrique subsaharienne.

L’Initiative pour les micronutriments utilisera ces fonds pour aider à fournir des suppléments de fer aux femmes enceintes, en vue de prévenir l’anémie, ainsi que de l’acide folique pour empêcher les déficiences de naissance. Ces fonds permettront également de traiter la diarrhée infantile à l’aide de suppléments de zinc, en combinaison avec une thérapie par réhydratation orale, et d’administrer des suppléments de vitamine A aux jeunes enfants.

Ces interventions sont des méthodes éprouvées pour réduire le nombre de maladies et de décès maternels et infantiles. Pourtant, des millions de femmes et d’enfants ne bénéficient toujours pas de ce type de programmes d’approche axés sur les micronutriments.

Les nouveaux fonds serviront non seulement à étendre la portée de l’activité, mais aussi – chose plus importante – à tirer parti des initiatives de fourniture de micronutriments. En effet, ces initiatives deviendront des points d’entrée en vue d’améliorer la qualité des soins prénatals fournis aux mères et de redynamiser les programmes de traitement de la diarrhée présentant des faiblesses. Ces nouveaux fonds permettront également d’aider à passer de campagnes pour la réduction de la mortalité infantile qui sont ponctuelles et dépendent des donateurs, à des approches durables menées à l’échelle nationale. Ainsi, ces fonds permettront aux pays de s’approprier et de soutenir ces services essentiels dans le futur.

Enfin, ces fonds serviront à étudier de nouveaux modèles pour traiter la malnutrition aiguë sévère à l’extérieur des structures de santé, à l’aide d’aliments thérapeutiques enrichis en micronutriments et prêts à l’emploi dans les foyers. L’Organisation mondiale de la santé estime qu’en gérant ainsi, au niveau des collectivités, la malnutrition aiguë sévère chez les enfants ne présentant pas de complications médicales, on pourrait prévenir le décès de centaines de milliers d’enfants chaque année.

« Ce financement fournit une occasion fabuleuse de renforcer les systèmes de santé grâce à la nutrition, dans des pays où l’accès aux soins est limité et où le risque d’être malades et de mourir est très élevé chez les femmes, les nouveau-nés et les jeunes enfants », déclare Venkatesh Mannar, président de l’Initiative pour les micronutriments. « En nous concentrant sur l’amélioration des lignes directrices, de la fourniture des services de nutrition et d’autres, ainsi que des cadres d’intégration des programmes aux plans et budgets nationaux, grâce à ces fonds canadiens nous aiderons à renforcer la capacité des gouvernements africains à livrer de façon soutenue des soins de santé de qualité à l’ensemble de la communauté. »

Ce nouveau financement est fourni dans le cadre de l’Initiative de Muskoka, lancée par le Canada en vue d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.