De nouveaux résultats pour s’attaquer à l’anémie, l’un des plus gros problèmes de santé au monde

dfs-teaLe Journal of Nutrition a publié les résultats prometteurs d’une étude passionnante, apportant des preuves supplémentaires de la capacité du sel enrichi en iode et en fer, qu’on appelle le sel doublement enrichi (SDE), à réduire la carence en fer.

L’étude, financée par l’Initiative pour les micronutriments et le Mathile Institute for the Advancement of Human Nutrition, a porté sur l’influence du sel doublement enrichi sur les taux d’anémie et de fer, la productivité et la fonction cognitive parmi les femmes. Les chercheurs ont travaillé avec 212 femmes indiennes employées à temps plein comme cueilleuses sur une grande plantation de thé. On a désigné au hasard une moitié pour recevoir du SDE et l’autre, du sel iodé. La première publication montre une nette amélioration des taux d’anémie et de fer chez les femmes prenant du SDE.

dfs-tea-2La carence en fer est le trouble nutritionnel le plus courant au monde, les personnes les plus affectées étant les femmes des pays en développement. Elle est la principale cause d’anémie. On estime que 30 % des femmes qui ne sont pas enceintes souffrent déjà d’anémie, une situation qui s’aggrave encore pendant et après une grossesse.

Le SDE n’est que l’une des solutions de l’IM pour améliorer la nutrition des personnes les plus vulnérables au monde. L’IM a commencé à collaborer avec l’Université de Toronto au début des années 1990, pour entreprendre d’enrichir du sel iodé en fer, surmontant en quelques années seulement  la plus grande difficulté : s’assurer que le fer et l’iode peuvent « cohabiter » de manière sécuritaire et efficace.

Le sel a été le véhicule utilisé pour l’une des campagnes en santé publique les plus réussies au monde : le programme d’iodation universelle du sel. Le sel iodé aide à garantir la présence d’une quantité suffisante d’iode dans l’organisme en vue d’éliminer les déficiences cérébrales dues à la carence en iode qui sont évitables – comme le crétinisme, qui n’est plus un souci pour les Canadiens depuis près de 100 ans.

Le Journal of Nutrition, publié depuis 1928, est classé parmi les trois principales revues scientifiques à comité de lecture; son site reçoit plus de 2,5 millions de visites par mois.

L’étude a été réalisée dans le cadre d’une collaboration entre l’Université Cornell, l’Université McGill, l’University of Oklahoma, la Pennsylvania State University, le Mathile Institute et l’IM.

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