La campagne de l’IM favorise l’utilisation accrue de suppléments de vitamine A en Éthiopie

Abyot s’est assurée que son fils de deux ans bénéficie du programme de fourniture de vitamine A de l’IM

Abyot s’est assurée que son fils de deux ans bénéficie du programme de fourniture de vitamine A de l’IM

Abyot Abebe, 28 ans, mère de deux garçons, a toujours été fascinée par un message radio dans lequel un groupe d’enfants excités jouaient au football. Comme ce message était dans une langue qu’elle ne comprenait pas, elle était attirée par le bruit que font tous les enfants qui jouent. Si Abyot et ses voisines étaient alors en pleine cérémonie du café, toutes l’écoutaient attentivement.

« J’avais toujours l’impression d’entendre mes enfants jouer dehors avec leurs amis » a dit Abyot.

Après avoir écouté cette publicité maintes et maintes fois, Abyot et ses voisines ont voulu en savoir plus. Elles ont donc interrogé Frehiwot, agente de vulgarisation de la santé au centre de santé communautaire.

« Elle nous a parlé de la vitamine A, disant qu’elle est bonne pour les yeux et la vision de nos enfants, indique Abyot. Elle a dit aussi qu’elle les protègerait de certaines maladies comme la diarrhée et la pneumonie. C’est après cela que nous avons décidé d’amener nos enfants au centre de santé d’Addis-Ketema, où travaille Frehiwot, pour qu’ils reçoivent de la vitamine A. »

Ce message radio fait partie d’une campagne médiatique menée à Addis Ketema et dans d’autres régions d’Éthiopie, appuyée par l’Initiative pour les micronutriments, en vue de promouvoir la supplémentation en vitamine A des enfants de moins de cinq ans. Abyot regrette que, du fait de son ignorance, son fils aîné n’ait pas pris de vitamine A; mais elle est reconnaissante de savoir à présent combien elle est importante. Ainsi, son deuxième fils peut en bénéficier.

« Le message radio a permis à beaucoup de gens de connaître l’importance de la vitamine A » a déclaré Frehiwot, qui fournit les suppléments de vitamine A au centre de santé. « En fait, j’ai compris que la radio est le meilleur moyen de sensibiliser les gens aux questions de santé. Ils ont l’information; ils cherchent juste à obtenir des précisions auprès de nous, chaque fois que nous passons devant chez eux ou lorsque nous leur rendons visite pendant notre travail de sensibilisation. »