L’IM soutient une école de formation professionnelle en subventionnant l’entretien de machines d’iodation

Deux travailleurs réparerent les machines d’iodation du sel au Sénégal

Travailleurs occupés à réparer les machines d’iodation du sel. Le Sénégal est le plus gros producteur de sel d’Afrique de l’Ouest, ce qui en fait un grand exportateur dans toute la région. Le sel étant souvent vendu, troqué ou échangé avec les personnes les plus exposées aux troubles dus à une carence en iode, les efforts d’iodation sont une question très importante.

Il est dix heures et le soleil couvre déjà le Lac Rose de la chaleur de ses rayons. Du rivage, on entend la clameur des récoltants de sel qui chantent en travaillant depuis le point du jour.

Immergés dans l’eau jusqu’à la poitrine, ces hommes cassent les blocs de sel au fond de l’eau, avant de pelleter celui-ci dans des canots d’une capacité de plus d’une tonne métrique. Les femmes hissent les bateaux sur les rives et empilent le sel au bord de l’eau, afin qu’il sèche au soleil.

Un peu plus haut, deux hommes s’occupent des machines d’iodation du sel. Ce sont des techniciens travaillant à l’entretien des machines.

L’acronyme au dos de leurs chemises bleues indique qu’ils sont du Lycée d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle (LETFP) de Thiès – une école secondaire de formation technique et professionnelle formant les étudiants dans différents domaines, comme la mécanique et l’agriculture.

L’IM, grâce au financement du gouvernement canadien, appuie la formation des mécaniciens locaux et des opérateurs des machines en maintenance préventive et corrective des machines d’iodation du sel.

Les machines d’iodation du sel tombent très souvent en panne. En effet, le milieu est très corrosif pour les pièces métalliques du matériel et le générateur produit de fortes vibrations. De plus, le besoin d’entretien technique préventif et correctif des machines est élevé.

Souvent, les machines endommagées étant utilisées longtemps avant d’être réparées, les petits producteurs du sel étaient poussés à recourir à des méthodes d’iodation inadéquates, comme l’utilisation de pompes manuelles.

En général, les réparations étaient faites par des mécaniciens locaux qui, souvent, n’avaient pas les bons outils pour ce travail ou les compétences nécessaires pour réparer ce matériel. Il en résultait une iodation du sel insuffisante ou encore une perte de travail pour les producteurs de sel qui attendaient qu’on répare la machine.

Mais désormais, tous les deux mois – selon un programme d’entretien – les équipes du LETFP assurent la maintenance préventive de 82 machines d’iodation pour 37 groupes, à Dakar, Kaolack, Fatick, Kaffrine et Saint-Louis. Ajoutons que leurs délais d’exécution sont rapides – ils réparent les machines dans les 24 heures suivant la panne, ce qui évite un long temps d’immobilisation du côté des transformateurs du sel.

De plus, le LETFP adapte les machines afin qu’elles résistent plus longtemps dans cet environnement. Les opérateurs reçoivent une formation en maintenance préventive et les mécaniciens locaux sont formés afin d’améliorer leurs compétences techniques pour réparer les machines.

L’IM soutient les efforts d’iodation du sel dans le pays depuis de nombreuses années, collaborant avec les petits transformateurs du sel pour non seulement améliorer la qualité de leur sel, mais également garantir qu’il est suffisamment iodé pour protéger de la déficience mentale.

Grâce au soutien du Canada, l’IM est en mesure, non seulement de garantir le développement économique local par le biais de la formation professionnelle, mais aussi d’appuyer des méthodes durables d’iodation du sel au Sénégal.