La malnutrition en hausse sur toute la planète, selon le Rapport mondial sur la nutrition

Le Rapport mondial sur la nutrition 2016 a été lancé lors de différents événements organisés dans le monde, dont un à Nairobi, Kenya, le 14 juin.

Le Rapport mondial sur la nutrition 2016 a été lancé lors de différents événements organisés dans le monde, dont un à Nairobi, Kenya, le 14 juin.

Nairobi, KenyaEn hausse dans tous les pays, la malnutrition est l’un des principaux facteurs de maladie, d’après le Rapport mondial sur la nutrition 2016.

Ce rapport, troisième inventaire de l’état de la nutrition mondiale, a été lancé officiellement le 14 juin lors de plusieurs événements organisés dans le monde.

L’édition 2016 est axée sur la prise – et la mesure – d’engagements mondiaux envers la nutrition, et sur les actions qui seront nécessaires pour en finir avec la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030. Il présente également une analyse exhaustive des multiples charges de la malnutrition,  du retard de croissance et de l’émaciation chez l’enfant à l’obésité et aux maladies non transmissibles qui y sont liées.

Les éléments importants du rapport incluent les conclusions suivantes :

  • Une personne sur trois souffre d’une forme de malnutrition.  Cette dernière est devenue la nouvelle « norme » et a un effet dévastateur.
  • La malnutrition est à l’origine de près de la moitié de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans. Elle est, avec la mauvaise alimentation, la première cause de la charge de morbidité mondiale.
  • Au moins 57 pays connaissent des niveaux critiques de dénutrition – notamment de retard de croissance et d’anémie – et de surpoids et d’obésité chez l’adulte, qui exercent une pression considérable sur de nombreux systèmes de santé déjà fragiles.

S’il indique clairement que le monde n’est pas en bonne voie d’en finir avec la malnutrition, le rapport signale également que des changements mineurs pourraient inverser la tendance – et expose brièvement où se trouvent les possibilités de procéder à ces changements.

« Le Rapport mondial sur la nutrition confirme que nous n’atteindrons pas les cibles mondiales en matière de nutrition en continuant comme si de rien n’était » déclare Luz María De-Regil, Ph. D., directrice de la recherche et de l’évaluation et conseillère technique principale à l’Initiative pour les micronutriments (IM), qui faisait partie du groupe d’experts indépendants auteur de ce rapport. « Nous avons suffisamment d’expérience, de données et de preuves, pour guider les gouvernements, les organisations de la société civile, les donateurs et les entreprises dans leurs engagements politiques, économiques et de résultats. Ensemble, nous pouvons modifier la trajectoire du monde. »

Au-delà des coûts pour les systèmes de santé, le rapport expose de nouvelles données sur le coût de la malnutrition pour les sociétés et les personnes. Il examine aussi des exemples de progrès et propose des moyens d’impliquer les parties intéressées, afin d’aider à mettre un terme à la malnutrition en intervenant dans différents secteurs – de l’éducation et l’agriculture à l’assainissement et l’hygiène.

L’IM a eu le plaisir de coparrainer le lancement du Rapport mondial sur la nutrition au Kenya, qui a eu lieu à Nairobi. Il y avait parmi les orateurs débattant des progrès du Kenya dans l’atteinte des cibles pour la nutrition, des difficultés auxquelles le pays est confronté et des manières d’aller de l’avant : Son Excellence Margaret Kenyatta, première dame de la République du Kenya, l’honorable Bob Godec, ambassadeur des États-Unis au Kenya, Son Excellence Stefano-Antonio Dejak, chef de la délégation de l’Union européenne au Kenya, de même que des hauts représentants du Mouvement SUN pour le renforcement de la nutrition. Des représentants du gouvernement central et des gouvernorats de comtés, du corps diplomatique, des donateurs, des experts en nutrition, du monde universitaire, du secteur privé et de la société civile assistaient à l’événement.

Ces dernières années, le Kenya a beaucoup progressé dans la lutte contre la malnutrition. Cela est dû en grande partie à la diminution des taux de retard de croissance, d’émaciation et de poids insuffisant rapportés dans la toute dernière enquête démographique et sanitaire réalisée au pays (2014). Pourtant, il existe encore d’importantes disparités régionales dans le pays et les taux de surnutrition sont en hausse. La dénutrition et la surnutrition demeurent donc un lourd fardeau au Kenya et continueront d’être l’objet de l’attention prioritaire du gouvernement dans les années prochaines.

Des événements de lancement du Rapport mondial sur la nutrition 2016 ont également eu lieu en simultané à Johannesburg, Stockholm et Washington D.C., et d’autres sont prévus à New York et Beijing.

Lisez le Rapport mondial sur la nutrition 2016