Le sommet de la Banque mondiale sur le capital humain souligne l’importance d’investir dans la petite enfance

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Investir dans les premières années d’un enfant est l’un des investissements les plus intelligents qu’un pays peut faire pour briser le cycle de la pauvreté, lutter contre les inégalités et stimuler la productivité plus tard dans la vie.

WASHINGTON D.C., É.-U. – Le sommet de la Banque mondiale sur le capital humain, qui a eu lieu le 6 octobre 2016 à Washington D.C., portait sur l’importance d’investir dans la petite enfance pour aider à briser le cercle vicieux de la pauvreté, s’attaquer aux inégalités et stimuler la productivité plus tard dans la vie.

L’Initiative pour les micronutriments (IM) a accueilli favorablement la possibilité de participer à l’événement. L’IM défend avec ferveur la nécessité de garantir de solides bases nutritionnelles dans les 1000 jours allant de la grossesse d’une femme au deuxième anniversaire de son enfant. En donnant dès le début la priorité à la nutrition, on élève les niveaux de santé, de bien-être et de sécurité pour toute la vie de l’enfant, et on peut en même temps empêcher l’engrenage de la dénutrition et du sous-développement de se perpétuer d’une génération à l’autre. Chaque année, la dénutrition tue 3 millions d’enfants de moins de cinq ans et la perte de productivité et les soins de santé qu’elle entraîne coûtent des milliards de dollars à l’économie mondiale. La nutrition est vitale pour le développement de la petite enfance, alors que la moitié de tous les décès infantiles sont liés à la malnutrition et qu’on estime à 43 % – soit 249 millions – le nombre d’enfants de moins de cinq ans courant un risque accru de mauvais développement, dans les pays à revenu faible et intermédiaire, du fait de l’extrême pauvreté et de l’arrêt de croissance.

« Ces pertes humaines et économiques sont catastrophiques, injustes et inacceptables, a déclaré Joel Spicer, président et directeur général de l’IM. Nous ne pouvons pas bâtir un monde meilleur quand autant de dommages évitables affectent autant d’enfants. L’investissement dans la nutrition est un instrument essentiel pour développer les économies, soulager la pauvreté, ainsi que protéger et promouvoir les droits de la personne. Il est beaucoup moins coûteux de s’attaquer de front à ce problème que de le laisser perdurer. »

Chaque dollar investi en nutrition peut en rapporter 16 en avantages économiques, alors que la malnutrition coûte 3,5 trillions de dollars à l’économie mondiale chaque année. Selon la série récemment publiée par The Lancet sur le développement de la petite enfance, les interventions qui favorisent les soins aux enfants peuvent ne coûter que 50 cents par enfant et par an lorsqu’elles sont combinées avec des services déjà en place.

« Quand le président de la Banque mondiale, Jim Kim, parle de l’investissement dans la nutrition comme d’une condition essentielle pour lutter contre la pauvreté et stimuler une croissance inclusive pour tous – il envoie clairement le message qu’il s’agit d’un problème que les chefs d’États et les ministres des finances doivent placer en priorité. Les progrès de la conscience politique quant à l’urgence d’intensifier les efforts pour en finir avec la malnutrition sont encourageants et il y a des raisons d’être positifs. Toutefois, le défi concret sera de traduire cette volonté politique en financements supplémentaires et en actions sur le terrain qui feront vraiment changer la vie des gens » précise Joel Spicer.

Visionner l’enregistrement du sommet de la Banque mondiale sur le capital humain