Prévenir et contrôler les troubles liés à la carence en iode – les gouvernements d’Afrique orientale et australe s’y engagent

MOMBASA – Soixante-quinze experts ont participé au Forum de consultation sur l’iodation universelle du sel et les troubles liés à la carence en iode 2019, tenu à Mombasa au Kenya, du 5 au 7 novembre. À la clôture du Forum, ils ont publié une déclaration sur la nutrition optimale et durable en matière d’iode en Afrique orientale et australe.

Ces 75 participants qui représentaient 16 pays ont signé la Déclaration de Mombasa sur la nutrition optimale et durable en matière d’iode en Afrique orientale et australe (Mombasa Declaration on Sustainable Optimal Iodine Nutrition in Eastern and Southern Africa). La Déclaration fait état de plusieurs engagements de la part des intervenants en nutrition. Elle  souligne notamment l’importance d’assurer un apport optimal en iode dans tous les segments de la population grâce à l’iodation universelle du sel (IUS), et place un accent particulier sur les femmes et les enfants.

Le Forum de Mombasa faisait suite à un forum semblable tenu à Dar es-Salaam, en Tanzanie, en juin 2015, organisé par le ministère de la Santé et du Bien-être social de la Tanzanie, en collaboration avec le réseau mondial pour l’iode (IGN) et l’UNICEF.

Les participants se sont penchés sur principaux objectifs du forum cette année, à savoir :

  • Examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations de l’atelier de 2015;
  • Partager l’expérience des pays et les enseignements tirés de la coordination, de la mise en œuvre et des suivis des programmes nationaux de lutte contre les troubles liés à la carence en iode;
  • Partager l’expérience de l’industrie du sel face aux moyens novateurs pour atteindre l’IUS dans la région; et
  • Convenir de mesures à prendre pour assurer la durabilité de la qualité et de la couverture de l’IUS en 2020 et au-delà.

La Déclaration de Mombasa confirme l’engagement des pays à prévenir et à contrôler les troubles liés à la carence en iode grâce à un apport optimal et durable.

« Nutrition International a joué un rôle important dans le succès de l’iodation du sel à ce jour, mais nous savons qu’il reste fort à faire », a déclaré Richard Pendame, directeur régional de Nutrition International pour l’Afrique et l’un des participants au Forum. « Environ un milliard de personnes n’ont toujours pas accès au sel iodé, ce qui signifie qu’elles risquent de souffrir de troubles liés à une carence en iode. Nutrition International poursuit son travail avec les principaux intervenants, notamment les gouvernements, le secteur privé, les organismes régionaux et les partenaires de mise en œuvre dans les régions d’Afrique orientale et australe afin de maintenir les gains réalisés jusqu’à présent. »

Voilà plus de dix ans que Nutrition International travaille à l’iodation universelle du sel dans le monde. L’organisme contribue à la mise à l’échelle de programmes et incite plus de gouvernements et les principaux producteurs à adopter le sel iodé.

Les principaux participants au forum représentaient les instances gouvernementales, les ONG et les producteurs de sel d’Angola, du Botswana, du Burundi, de l’Érythrée, de l’Éthiopie, du Kenya, du Madagascar, du Malawi, du Mozambique, de la Namibie, du Rwanda, de la Tanzanie, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe. C’est le ministère de la Santé du Kenya qui a organisé le forum, avec la collaboration de l’IGN, de l’UNICEF, de l’Organisation mondiale de la Santé, de Nutrition International et de l’Alliance mondiale pour l’amélioration de la nutrition (GAIN).

Vous pouvez lire la Déclaration complète ici (en Anglais seulement).