La situation en santé de la mère et du nouveau-né en Éthiopie

L’Éthiopie a des besoins importants dans le domaine de la santé de la mère et du nouveau-né : on estime que 13 000 femmes enceintes et 100 000 nouveau-nés meurent chaque année de complications liées à l’accouchement.

Dans la région de l’Afar éthiopien, les risques sont particulièrement élevés. En 2011, 35 % des femmes souffraient d’anémie et 16 % avaient un goitre, un signe de carence en iode. Seulement 32 % des femmes enceintes ont reçu des soins prénatals de la part d’un fournisseur de soins de santé qualifié; 0,7 %, un pourcentage négligeable, ont pris des comprimés de fer à un moment ou un autre de leur grossesse et seulement 7 % ont accouché avec du personnel soignant qualifié.

En tant que chef de file en nutrition mondiale, Nutrition International travaille pour une meilleure santé de la mère et du nouveau-né, en améliorant l’accès des femmes enceintes aux services prénatals, obstétricaux et postnatals au sein de la collectivité et en aidant à garantir que davantage de femmes utilisent ces services.

Objectif du projet

Tirer de grands enseignements pour réaliser la prestation, améliorer l’utilisation et surveiller les services de santé de la mère et du nouveau-né de manière efficace, à l’échelle de la collectivité, dans les communautés pastorales, situées dans des régions très mal desservies.

Region: Afar (Éthiopie)

Cibles:

  • 20 000 femmes enceintes et nouveau-nés des communautés pastorales
  • Formation de 650 membres du personnel de santé en milieu communautaire et en établissements aux solutions en nutrition de la mère et du nouveau-né

Partenaires:

  • Mise en œuvre: Le Partenariat de l’Université Emory pour la santé de la mère et du nouveau-né en Éthiopie (MaNHEP)
  • Évaluation: L’Université d’Addis-Abeba
  • Promotion et politique: Les ministères de la Santé fédéral et régional de l’Éthiopie

Principales composantes

  • Les accoucheuses traditionnelles sont formées en vue de repérer les femmes enceintes, faire les visites à domicile, conseiller les familles en groupe, orienter vers les établissements pour bénéficier des services complets de soins prénatals et référer les cas de complications durant l’accouchement.
  • Les dirigeants communautaires, les aînés et les chefs religieux constituent des équipes d’amélioration de la qualité (AQ), afin de surveiller le travail des accoucheuses traditionnelles et des agents de vulgarisation de la santé (AVS) qui fournissent les soins prénatals, d’accouchement et postnatals.
  • Les accoucheuses traditionnelles et les équipes d’AQ recensent conjointement les « idées de changement », afin d’améliorer l’utilisation et la qualité des services de soins prénatals, d’accouchement et postnatals dans leurs collectivités.
  • Des séances régulières d’apprentissage collectif sont organisées pour examiner les données de couverture, évaluer les idées de changement  et planifier les activités.
  • Les fournisseurs de soins de santé en établissements sont formés aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU) et font partie des équipes d’AQ sur site afin de surveiller la qualité des services fournis.
  • Promotion de la supplémentation en calcium durant la grossesse

NOTRE IMPACT

  • Fourniture des suppléments d’acide folique (FAF) par les accoucheuses traditionnelles et les AVS, et pendant les soins prénatals donnés en établissement
  • Des conseils en nutrition pendant toute la grossesse
  • Promotion de l’allaitement exclusivement au sein de lanaissance à 6 mois
  • Administration de misoprostol en prévention des hémorragies post-partum
  • Planification des naissances et détection des signes de danger pendant la grossesse
  • Diminution de la prévalence de l’anémie pendant la grossesse à terme grâce à la supplémentation en FAF et la prévention du paludisme
  • Réduction du pourcentage de nourrissons en insuffisance de poids à la naissance.
  • Augmentation du pourcentage de femmes enceintes allant à au moins quatre visites en soins prénatals
  • Accroissement du pourcentage de naissances assistées par du personnel de santé qualifié
  • Plus de 13 000 femmes et nouveau-nés ont été rejoints et 717 membres du personnel de santé en milieu communautaire et en établissements ont été formés dans le cadre de ce projet.
  • Ensemble, les 46 équipes communautaires d’AQ et les 9 équipes d’AQ en établissements ont identifié les idées nées localement en vue d’améliorer la prestation du programme de santé et nutrition de la mère et du nouveau-né dans leurs collectivités.
  • Plus de naissances que jamais documentées auparavant (2159) ont été assistées par du personnel soignant qualifié.
  • Des pièces de théâtre communautaires sur la santé et la nutrition de la mère et du nouveau-né, dans le cadre de la stratégie de changement des comportements, ont été jouées dans 20 kebeles et devant plus de 2000 personnes.
  • L’amélioration de la planification et de la production de rapports se poursuit, alors que les AVS, les superviseurs et les volontaires ont une formation continue aux systèmes d’information de gestion de la santé (SIG de la santé) dans les collectivités où les résidents sont moins mobiles.
  • Plus de 90 membres du personnel de la woreda et des SIG de la santé à l’échelle régionale et 71 volontaires ont été formés afin d’améliorer les données de suivi; ils ont déjà enregistré 5392 foyers.
  • Le bureau régional de la santé a déjà aidé à étendre le projet à deux autres woredas et continue d’exprimer son intérêt pour l’étendre à d’autres collectivités.