Nutrition International lance « Bon départ » pour une meilleure nutrition des femmes, des adolescentes et des enfants au Kenya

Les élèves de l’école primaire du C.E.D. de Naivasha ont célébré le lancement de Bon départ au Kenya. Dans le cadre du programme, les adolescentes de cette école recevront une supplémentation hebdomadaire en fer et acide folique afin de réduire l’anémie.

Naivasha, Kenya, 15 juin 2017  ̶  Nutrition International a lancé L’initiative pour un bon départ au Kenya (Anzilisha, en swahili), afin d’améliorer la qualité de la nutrition et des soins de santé ciblant les femmes, les adolescentes, les nouveau-nés et les jeunes enfants, en investissant 9,1 M $ CAN (712 M Ksh) sur cinq ans, jusqu’en 2020.

Appuyé par le gouvernement canadien, ce programme vise à réduire la prévalence de l’anémie, de l’arrêt de croissance et des complications lors de l’accouchement, la mortalité maternelle et néonatale, de même que le nombre de nouveau-nés souffrant d’insuffisance pondérale à la naissance – et à empêcher l’apparition d’anomalies du tube neural comme la spina bifida durant la grossesse.

Ce projet étalé sur cinq ans ciblera 21 pays et fera bénéficier 710 000 femmes enceintes de la supplémentation en fer et acide folique recommandée par l’OMS; plus de 665 000 nouveau-nés, d’un programme d’interventions à la naissance; 810 000 adolescentes, de la supplémentation hebdomadaire en fer et acide folique et de l’éducation nutritionnelle; et 636 000 enfants de moins de deux ans, de services de nutrition. De plus, l’enrichissement de la farine de maïs commerciale en fer et acide folique à l’échelle nationale permettra de rejoindre 986 000 femmes en âge de procréer et adolescentes.

Jusqu’ici, le Kenya a fait preuve d’un leadership exceptionnel dans la lutte contre la malnutrition. Selon le Rapport mondial sur la nutrition 2015, sur les 54 pays que compte l’Afrique, le Kenya est le seul en voie d’atteindre les cinq cibles pour la nutrition fixées par l’Assemblée mondiale de la Santé.

« Pour préparer les générations futures à tirer pleinement parti de leur potentiel physique et intellectuel, il est important d’investir dans la nutrition des femmes, notamment les adolescentes » a indiqué le Dr Warfa Osman, chef de la Santé du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent au ministère de la Santé du Kenya. « C’est pourquoi j’aimerais exprimer mon soutien et mes remerciements à Nutrition International et au gouvernement du Canada pour le programme Bon départ au Kenya, qui contribuera immanquablement et de manière importante aux efforts de notre pays pour combattre la malnutrition. »

« Le Kenya continue d’afficher un haut niveau de leadership pour améliorer la nutrition de ses populations les plus vulnérables et c’est encourageant » a déclaré Joel Spicer, président et directeur général de Nutrition International. « Toutefois, les interventions et le financement doivent augmenter bien davantage, en particulier en faveur des femmes et des filles. Par le biais de Bon départ, nous travaillerons avec les gouvernements et les partenaires à l’échelle des comtés, de manière à ce que chaque enfant, chaque femme et chaque adolescente ait la nutrition nécessaire à sa survie et son épanouissement et réalise pleinement son potentiel. »

Des améliorations demeurent cependant nécessaires dans certains domaines. Par exemple, un quart de toutes les femmes, y compris les adolescentes, font de l’anémie. Cela peut affecter leur bien-être physique, leur performance au travail ou à l’école, et augmente le risque de complications et de problèmes de développement du fœtus, si elles tombent enceintes. Les indicateurs de nutrition maternelle, du nourrisson et du jeune enfant ne sont pas encore optimaux : seuls environ deux tiers de tous les nouveau-nés sont allaités exclusivement au sein et moins du quart des nourrissons de six à 23 mois bénéficient d’une alimentation complémentaire suffisante. Plus d’un quart de tous les enfants de moins de cinq ans souffrent d’arrêt de croissance prématuré, ce qui peut avoir des effets à long terme sur leur développement cognitif, leurs succès scolaires et leur productivité économique à l’âge adulte.

Principales interventions du programme « Bon départ » au Kenya :

  • Fournir une supplémentation hebdomadaire en fer et acide folique et une éducation nutritionnelle aux adolescentes, en passant par les écoles, les établissements de santé privés et la collectivité pour réduire l’anémie;
  • Mener des interventions à fort impact en nutrition, fondées sur des données probantes, en faveur des femmes enceintes et des nouveau-nés;
  • Enrichir la farine de maïs commerciale en fer et acide folique dans tout le pays;
  • Renforcer la capacité des travailleurs de la santé de première ligne, pour fournir des soins prénatals, pernatals et postnatals de qualité, permettant ainsi d’améliorer la survie et la santé des femmes enceintes et des nouveau-nés dans 21 comtés;
  • Améliorer la nutrition des enfants de moins de deux ans en insistant davantage sur la nutrition de la mère, du nouveau-né et du jeune enfant au niveau des politiques et de la santé communautaire, de manière à renforcer et étendre la prestation des programmes d’interventions et notamment l’allaitement maternel optimal, une alimentation complémentaire suffisante, des conseils et une supplémentation alimentaire à l’aide des poudres de multinutriments.

« Bon départ vise à rallier la communauté du développement international afin de générer le savoir-faire, les ressources et les solutions nécessaires à l’émancipation des femmes et des filles à l’aide d’une meilleure nutrition » a dit Luke Myers, responsable de la Coopération au Haut-commissariat du Canada au Kenya. « Le projet que nous lançons aujourd’hui participe au leadership mondial du Canada en matière de nutrition et d’émancipation des femmes en vue de contribuer à la capacité mondiale d’atteindre les Objectifs de développement durable. »

« Bon départ contribue au programme de SRMNEA du Kenya et offre un modèle de collaboration efficace pour s’attaquer à la malnutrition dans les populations vulnérables, notamment en ce qui concerne la nutrition des adolescentes et des femmes en âge de procréer. Il faudra davantage de ressources et une meilleure reddition de comptes chez les partenaires pour répondre pleinement aux énormes besoins du Kenya, a indiqué Christopher Wanyoike, directeur de Nutrition International Kenya.

Des hauts fonctionnaires fédéraux et provinciaux et des représentants des organisations de la société civile ont assisté à ce lancement.

Les principaux partenaires de mise en œuvre de Bon départ sont le ministère de la Santé, le ministère de l’Éducation, les administrations de comtés, la Croix-Rouge kenyane, la Christian Health Association et le Centre de communication sur les changements de comportement.

L’Initiative pour un Bon départ est un programme à volets multiples s’élevant à plusieurs millions de dollars, qui vise à faire bénéficier plus de 100 millions de femmes et de filles d’une meilleure nutrition dans neuf pays d’Afrique et d’Asie.

Pour plus ample information, veuillez télécharger la fiche d’information sur Bon départ au Kenya (PDF) ou l’infographie (PDF) ou bien lire le discours du président et directeur général de Nutrition International, Joel Spicer (en anglais seulement).